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 La mesure de l'amour

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MessageSujet: La mesure de l'amour   Mar 21 Oct 2014, 15:51

J'espère que je n'inonde pas le forum avec mes publications. Dites le moi en MP s'il le faut. Sinon, detendez vous avec cette fiction

Salut, je m'appelle Eva. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis reconnaissable: j'ai 22 ans, je pèse 220 kilogrammes pour 1m62, je porte des soutiens-gorges sur mesure (150 bonnet F), j'ai les cheveux verts, un tatouage représentant un éclair au chocolat sur l'épaule gauche. On me dit joviale, obstinée, outrageusement gourmande, non-conformiste, et populaire. Mon blog de cuisine a été visionné un million de fois. Mais des pans entiers de ma personnalité n'auraient pu se révéler si je n'avais pas pris en compte la mesure de l'amour.

Il y a deux ans encore, je ne pesais que 72 kilogrammes, et à l'époque, je me trouvais grosse, la bonne blague. L'énorme ventre qui miraculeusement ne m'empêche pas d'avancer n'était alors qu'un bedon que je n'arrivais pas à voir comme il l'était, c'est à dire trop mignon. J'étais alors en doctorat de mathématiques appliquées(oui, je suis très précoce), et je travaillais sur les connections entre les fractales de Mendelbrot et les systèmes biologiques afin de permettre la fabrication de membranes osmotiques plus efficaces pour les stations d'épuration. D'ailleurs une belle grosse peut manger des légumes, mes préférés sont les choux Romanesco, devinez pourquoi. Mais revenons à nos moutons.
Avec mes lunettes motif écailles de tortue aux verres épais, mon look de Véra dans Scooby-doo et mon goût pour la musique baroque, je vivais au milieu de mes semblables, personnes plus ou moins déconnectées du monde extérieur. Au moins, j'étais la seule fille, personne pour m'appeler boudin.
Les plus intéressants etaient férus de littérature, en plus des théorèmes de Fermat ou des équations du cinquième degré.
La vie universitaire et sa relative sédentarité etaient responsables d'une prise de poids involontaire et minime, mais je ne voyais que cela dans ma chambre et je me pressais de mettre le cardigan XXL de mon grand frère pour ne pas penser au lourds secrets que je gardais dans un recoin de ma mémoire. Cette envie de me remplir l'estomac à fond, c'est à dire deux litres et quinze centilitres en 2012. Être en dehors de cette courbe gaussienne en matière de connaissances, de choix musicaux, soit, mais je n'osais pas y être en matière de corpulence. À quoi bon si ce plaisir dangereux à long terme d'après les statistiques et un gouvernement démocratiquement élu, si personne ne l'appréciait à sa juste valeur.
Il manquait quelque chose à ma vie, et cela faisait parties des variables non quantifiables de ce monde, une réalité qui me terrifiait.
C'est alors que je tombai sur mon destin. Littéralement. Une chute à trois mètres par seconde, du haut de la deuxième marche de l'escalier sortant de l'amphithéâtre Evariste Galois vers le restaurant universitaire Blaise Pascal. J'y allais parce que chaque premier lundi du mois, ils servaient du chou Romanesco.
Quand j'y repense, la maturité émotionnelle que j'ai acquise me fait rire de cette mésaventure aux conséquences à la fois agréables et imprévisibles.
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Mollie
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mar 21 Oct 2014, 21:23

Moi je veux la suite! Bravo cette histoire commence bien!
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mer 22 Oct 2014, 00:18

Je suis tombée sur une surface dure, mais légèrement mouvante. Mes lunettes sont allées prendre la clé des champs, ma bibliographie est éparpillée dans un rayon de quatre mètres au tour du point de chute, je suis désorientée et j'ai honte d'avoir mal noué mes lacets.
Je distingue vaguement un bras, puis une main qui m'aide à positionner mes verres corrigeant une myopie a -5 dioptries. Là, à cet instant précis où mon nerf optique envoie de nouveau des informations précises, je crois avoir besoin de prendre rendez-vous avec mon ophtalmologiste. Je comprends que la surface dure est formée par des abdominaux affûtés, et surtout, je découvre le visage de celui qui m'a évité une vilaine entorse, voire pire, malgré lui: ses cheveux me font penser à ceux du Christ, châtains, ondulés et portés mi-longs. Il a les yeux bleus, des tâches de rousseur sur une peau dorée. Mâchoire carrée juste ce qu'il faut, un sourire franc aux dents blanches. Je le dévisage, qu'est-ce qu'il me prend, il est trop beau pour moi...
"Tout va bien, mademoiselle?", un léger accent, par les intonations de sa voix, je devine qu'il est, mais oui les filles, brésilien!!!
Sonnée ou déjà amoureuse? Je mets quelques secondes avant de lui répondre: "Maintenant oui". Il est rare que je prononce une phrase aussi sybilline, j'ai horreur des doubles sens.
"Pardon je ne me suis pas présenté: Luis Rio Tavares, de l'université de Sao Paulo, étudiant en doctorat de physiologie animale."
"Eva Martin-Lévêque, doctorante en mathématiques appliquées ici."
"J'ai parcouru vos feuilles en les ramassant, ça pourrait être utile vos travaux chez moi..."
"Tu peux... me tutoyer...je n'ai que vingt ans." Je bafouille et suis entreprenante à la fois. Comment est-ce possible? Qu'est-ce que tu étudies exactement?"
Il me parle de mammifères hibernants, un choix singulier pour un ressortissant d'un pays tropical, mais ce qui me surprend encore plus, c'est qu'il réussit à m'inviter au resto U sans même que je m'en rende compte. Il me parle de tissu adipeux avec une telle ferveur que je commence à me poser des questions, toutes plus délirantes les unes que les autres, ou du moins, en temps normal. Je mange d'un solide appétit. Les bouchées arrivent à point nommé pour avoir assez d'énergie, nécessaire pour la description de haut vol de sa passion.
Et là, la phrase qui me plonge dans la perplexité:
"Tu sais, tu me rappelles les filles du pays, plantureuses. J'aime ça." Il me montre son smartphone, en fond d'écran, une photo de sa famille. Sur décor de favela, sa soeur, bedaine à l'air, pose au bras d'un colosse tatoué. Elle pèse au moins dix kilogrammes de plus que moi, et cette armoire à glace l'étreint gentiment. Sa mère est boulotte, maintenant je dirais une belle femme. Son père est en béquilles, mais semble son portrait craché avec vingt ans de plus. On voit un vieux chien, une sorte de ratier, une vieille télévision, et c'est à peu près tout.
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mer 22 Oct 2014, 01:49

"Dans le prochain épisode Eva goûtera aux délices du mâle brésilien...ou se fera dévorer toute crue par le brésilien, c'est pareil! C'est ça qu'est bon!!!"

Le Christ! Carrément! Elle va avoir le fils de Dieu pour feeder!
"Convertis-toi Eva pour le salut de ton âme (et de ton bidou surtout) crois en Jésus!" XD

j'aime!!!
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mer 22 Oct 2014, 09:04

Des gars qui se font un look christique, j'en ai connu. Et puis, avec le Corcovado, même si ce n'est pas dans sa ville, il a un modèle géant à disposition Wink
Mais revenons au récit, gente damoiselle. Et ne pressons pas l'intrigue, voulez-vous?

Il me propose de nous revoir le samedi suivant. Il a commenté mon physique, mais sur un ton très agréable. Et avec ce qu'il m'a dit avant, je me prends à rêver. Alors comme ça, une belle femme pour un brésilien,ce n'est pas Gisèle Bundchen, c'est la soeur de ce Luis, ou...moi?! Fais-toi pas de films trop vite, ma pauvre fille, déjà que tu le prends pour un Sauveur. Quel sauveur encouragerait la gloutonnerie?

Je n'étais pas gloutonne à l'époque, juste dotée d'un appétit supérieur à la normale, mais pas exploité à son maximum.

En attendant ce fameux samedi, je potasse mes références, je fais une sauvegarde de mon premier jet, et pour la première fois depuis très longtemps, j'ai du mal à suivre une conférence. Avec un Q.I. de 140, ce n'est pas explicable autrement que par mon attirance naissante pour Luis. Ces nouveautés me font grignoter à la BU, par stress. L'originalité de ma personne commence à poindre le bout de son nez, quand je suis amoureuse, je m'empiffre, quand beaucoup perdent l'appétit, l'estomac noué de bonheur.
Ce qui devait arriver arriva, ce fameux samedi, j'enfile mon jean préféré, il est très serré. Mon cardigan aussi semble un peu moins ample. Je me déshabille vite fait, je vais chercher cette balance à la salle de bain: 74 kilogrammes et huit cent grammes!
Fais gaffe ma fille, tu crois qu'il t'aimera vraiment, qu'il ne cherche pas à se jouer de toi?
Je me rhabille, et attends le moment fatidique en griffonnant quelques idées pour mon oral de soutenance de thèse. Bien sûr, en mangeant des oreos.
Lorsqu'il m'appelle, j'ai la bouche pleine. J'avale vite fait, je tousse, puis je réponds.
"Salut Luis!", j'essaie de me faire croire qu'il n'est qu'un simple étudiant etranger.
"Salut Eva!" Il n'est pas dupe, et semble ravi que je ne lui ai pas posé de lapin.


Dernière édition par fossilman232010 le Mer 22 Oct 2014, 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mer 22 Oct 2014, 10:00

Je rigole mais je me moque pas ^^ je me fais des petits délires parce que j'ai aimé ce que j'ai lu
Oui le Corcovado, j'ai eu cette image en tête en lisant ton texte
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mer 22 Oct 2014, 17:16

Quelle idiote! Je n'ai plus faim, du moins c'est ce que je crois. Il m'emmène dans un restaurant brésilien. Je vois la piste de danse, délimitée aux quatre coins par des palmiers en pot. Je crois qu'il va m'emmener danser une samba, mais à ma grande surprise, il m'avoue qu'il a deux pieds gauches!
Ce genre d'expression m'a toujours fait rire, comme casser trois pattes à un canard, vous voyez, ces impossibilités mathématiques.
Il croit avoir commis une maladresse dans son utilisation de cette expression, et je le sens blessé. Aie!
Je le rassure, et là, c'est lui qui rit, un rire franc et qui me fait du bien.
"Tu es vraiment unique, tu le sais?"
"C'est une bonne chose, tu crois?"
"Oh, oui!" cette façon de faire traîner les voyelles sur trois secondes, j'adore.
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Mollie
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mer 22 Oct 2014, 18:50

cette histoire devient un peu trop mignonne c'est parfait! Merci!!
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Mer 22 Oct 2014, 19:35

Avant que je ne devienne rouge comme une tomate, merci ma propension à la vasodilatation des capillaires faciaux, un cocktail arrive pour chacun de nous. Un trait de curacao pour lui, pas d'alcool pour moi, à part cela, les mêmes ingrédients(ananas, goyave, papaye, bananes...). Tous ces biscuits m'avaient rendu la bouche sèche, bonne idée.
Et dans une corbeille en sisal, des apéritifs salés et très gras. J'avoue que je m'attendais à plus léger.
Il se lance alors dans une description très vivante de l'esclavage au Nordeste, de ces hommes au dur labeur ayant besoin de repas consistants, et originaires d'une région où beauté féminine rime avec embonpoint.
J'ai mis plusieurs mois avant de connaître tous les ingrédients de ces véritables drogues savoureuses, la première bouchée m'avait redonné une faim de loup.
Ce fut également la première fois que j'ai vu son regard devenir coquin, je n'ai pas tout de suite compris pourquoi.
Ensuite, en plat, du poisson grille (une sorte de sole tropicale) et des churros en dessert.
J'ai eu graduellement de plus en plus mal à l'estomac, mais je n'arriver pas à arrêter, et au moment où j'ai cru m'evanouir tellement j'étais ballonnee, le bouton de mon jean saute, laissant entrevoir un peu de ma peau du ventre bien tendue, et comme si je n'étais pas assez embarrassée comme ça, je rote en public!
Au moins je n'exploserai pas!
La musique est forte, seul Luis a entendu.
"Wow!"
Mais, mais, il regarde ma bedaine! Comment ose-t-il?
"Pardon, c'est beau! J'ai bien cru que tu allais te limiter à l'apéro, tu aimes grignoter pas vrai?! Je ne me suis pas trompé sur ton compte, tu es vraiment mon type."
Ton type!?!??!
Belle, drôle, intelligente, gourmande, hehe!
C'est trop d'un coup, je suis raide dingue amoureuse de ce Luis! Comment expliquer cette tachycardie à 160 battements par minute?
Il me devance, me susurre à l'oreille ces mots magiques: "Je t'aime". De toute façon j'étais trop pleine pour me lever et le becoter à travers la table.
Moi aussi je t'aime!
Un baiser de cinéma plus tard, retour à une réalité moins plaisante. L'heure a tourné, le restaurant ferme. Il m'aide à me lever, j'ai envie de vomir en me retenant de roter encore et je me dandine comme une femme enceinte. Certains clients me voyent, font la confusion, il leur rétorque: "peut-être", en me lançant un clin d'oeil. J'ai envie de rire, mais la douleur abdominale m'empêche d'aller plus loin qu'un sourire émergant d'une grimace.
J'étais gavée, mais amoureuse. Je crois que ma capacité stomacale a commencé à croître ce jour là.
Il me raccompagne, me dit en chemin: "fais ton rot, mon bébé!" il me taquine, et au lieu de rire, j'envoie un rototo qui me surprend moi-même, par son intensité, d'une part, et parce que pour la première fois, je ressens quelque chose d'autre, que je ne pensais pas possible par ce biais là. Pas besoin de vous faire un dessin. J'ai de la confiance en moi à revendre maintenant, mais j'aime mon jardin secret Wink
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Jeu 23 Oct 2014, 18:25

Oui, je sais, ça fait cliché le couple qui attendant ce fameux troisième rendez-vous pour passer aux choses sérieuses.
Mais il faut nous comprendre, c'était notre première fois, à tous les deux, et là je suis aussi anticonformiste, je suis fière d'avoir perdu ma virginité aussi tard, au moins, j'ai eu la chance d'être tombée (j'en ris à chaque fois que j'utilise ce verbe dans ce contexte) sur le bon.
Nous nous sommes promis ce soir là de nous revoir chez lui, une studette de 14m2. Le jour venu, j'ai encore pris du poids, pour atteindre la barre des quatre-vingts kilogrammes.
Il m'ouvre, je suis surprise par le soin qu'il a accordé à sa tenue. Un costume trois pièces, une rose rouge dans sa pochette. Il m'offre la rose rouge et se débarasse vite du veston. J'avance dans la cuisine, il n'y a qu'une cloche à fromage. Interloquée, il me laisse l'ouvrir, dedans un mot: "avant d'entamer les choses sérieuses, je dois te parler de quelque chose."
J'ai très faim, je suis un peu déçue, mais j'accepte de le suivre. Dans le salon, un solide canapé, une table basse, son ordinateur portable allumé, un chou Romanesco en fond d'écran. Je souris bêtement devant cette délicate intention. Une icône, au centre de l'inflorescence fractale, intitulée:"Ouvrez-moi". Je clique, et je suis tout de suite désarçonnée: une vidéo de quelques minutes, le mettant en scène. Dans l'introduction, il s'excuse de sa timidité. Ensuite, je le vois prendre son courage à deux mains. "Eva, si tu visionnes ce petit film, c'est que tu as confiance en moi, assez pour me laisser une chance de t'aimer. J'aime tes rondeurs et ton appétit, tu le sais maintenant, mais maintenant je dois être honnête avec toi. Je tourne ceci parce que j'ai peur de tout gâcher en te le disant en direct. Chaque fois que je te vois, il y a plus de toi à aimer. À chaque rencontre un repas mémorable. Mais si je veux que notre équation ait une infinité de solutions, je dois mener une expérience avec toi. Imagine ton milkshake préféré. Je te mets au défi d'en boire deux litres. Si tu acceptes, ton coeur te dira quoi faire, sinon ton coeur dira aussi quoi faire."
J'en reste bouche bée. C'est comme s'il me connaissait mieux que moi-même. Et cette soudaine timidité concernant ses sentiments les plus profonds, état que je partage avec lui, je trouve cela touchant.
"Euh, comment feras-tu pour connaître les ingrédients?"
Il me pointe mon bracelet fantaisie que j'ai depuis une semaine et qu'il a vu, et effectivement tous les ingrédients y sont. Une petite appréhension me saisit, c'est très calorique tout ça...je vais prendre du poids rapidement si cela devient une habitude...euh, pourquoi suis-je en train d'avoir des idées coquines rien que d'y songer? Et là, j'ai compris. Je suis...peut-être sait-il mettre un mot sur ces deux envies, se gaver et grossir, le tout dans un but sexuel. Je sors enfin de ma bulle, pour voir son anxiété.
"Deux litres tu dis? Pfff, facile!" Euh, je me suis peut-être avancée, là...tant pis.
Il fait des bonds dans la pièce le Luis! Et après ce drôle et enfantin interlude, son regarde change, mi coquin, mi taquin.
Si tu perds ton pari, j'ai une petite surprise pour toi...
Et que tu gagnes ou que tu perdes, j'ai aussi une grosse surprise pour toi.
Le canapé fait clic-clac, intéressant. Le blender de deux litres est prêt. Il pose une bâche, un entonnoir qu'il relie à un tube de caoutchouc. Je goûte la première gorgée, c'est divin. Je commence à avaler goulûment, le premier litre passe tout seul! "Quelle descente, bravo Eva!" Je me vois gagner.
Arrivée à un litre et demi, j'ai cependant ralenti le rythme, je bois normalement, je n'ai plus faim ni soif, mais je ne suis pas pleine. Un litre et huit décilitres, je me sens remplie, les gorgées deviennent difficiles. Un litre et neuf cent cinquante millilitres. Si près du but, j'ai mal au ventre. C'est très riche et mon chemisier est prêt à perdre ses boutons. La dernière gorgée avant les deux litres, je note avec fatalisme qu'il m'a eu, je ne peux plus rien avaler, et le blender n'est pas vide! Comment une doctorante de mathématiques a pu faire une erreur d'un litre? Il y a TROIS litres de milkshake là dedans, pas deux!
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Jeu 23 Oct 2014, 20:09

Ah... Je m'arrêter de lire là.
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Jeu 23 Oct 2014, 23:50

Tu sais, il y a toujours un peu de noirceur dans l'âme humaine. Mes histoires finissent bien, enfin si l'on veut. Le personnage principal souffre, un peu, apprend de ses erreurs, prend conscience de ce qu'il abandonne et de ce qu'il gagne. Il devient lui même en semblant changer. Je bouscule un peu mes lecteurs dans un sens, toi dans l'autre.
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Ven 24 Oct 2014, 01:17

Ké? C'est rien, juste une tite larme à l'oeil, de la nostalgie... J'aurais dû le préciser. Je voulais pas te vexer Smile
Hééé... Une larme? Mais c'est un compliment, ça veut dire que ton texte m'a ému ^^
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Ven 24 Oct 2014, 09:05

Merci, et non, je n'étais pas vexé, il m'en faut bien plus et avec ce compliment que tu me fais, j'ai les chevilles qui enflent x). Quelquefois, les mots n'arrivent pas à retranscrire les émotions.
Il manque les intonations, l'expression du visage...
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Ven 24 Oct 2014, 11:44

Luis voit mon air effaré, cette expression de femme trahie, et au lieu d'être machiavélique comme je le craignais, je le vois l'air penaud.
"J'étais tellement enthousiaste à te pousser dans tes retranchements que j'en ai préparé beaucoup trop.
Tu as perdu ton pari initial de si peu que je te laisse choisir la suite. Soit on arrête là, et on passe directement à la grosse surprise, soit on tente la petite quand même. Je te laisse deviner de quoi il s'agit"
A ce moment précis de ma vie, je sais que tout va basculer, le point de non-retour est là. J'ai la peau du ventre tendue presque à fond, mais je me sens beaucoup plus lourde qu'au restaurant. J'ai eu juste assez de temps pour réfléchir à la suite. J'aime ce qui se passe, à mon grand étonnement, la réalité de mon fantasme bien que douloureuse, m'excite encore plus que je le croyais.
"Je te crois, il faudrait vraiment etre fou pour simuler la contrition que je lis sur ton visage. Je te surprends peut-être, j'ai appris à interpréter les variables concernant les mouvements de tes muscles faciaux."
"Alors, que décides-tu?"
"Laisse-moi deux secondes". La résolution de mon conflit intérieur libère l'air que j'ai aspiré malencontreusement en buvant trop vite le premier litre.
"Ah, ça va mieux! On peut continuer, mais douuuuucement!"
Il me répond: "Je t'aime", puis insère une extrémité dû tube flexible dans ma bouche, l'autre dans l'entonnoir. Je note que cet entonnoir possède une valve. Il règle le débit au minimum. Il me prend délicatement le blender des mains, et convient avec moi d'un signe. Je tape une fois sur ma cuisse droite pour accélérer, deux fois pour ralentir, trois fois pour tout arrêter.
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Sam 25 Oct 2014, 02:38

J'adore tes histoires !
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Sam 25 Oct 2014, 09:37

Tout ce passe bien durant cette phase. Je prends le temps de savourer le milkshake qu'il me reste à boire. Une personne normale n'aurait pas besoin de s'enfiler deux litres avant, me direz-vous. Je bois une gorgée, je tape une fois. Au bout d'un demi-litre, je tape deux fois, et à mon grand étonnement, quand je tape trois fois, il me sourit bêtement, il n'y a plus rien!
Cette fois, la douleur arrive à contretemps, mais elle est intense, et je suis tellement pleine que je ne peux pas roter. Heureusement, Luis me caresse l'estomac à ma place puisque je ne peux même plus bouger. Et au bout de cinq minutes, elle disparaît cette douleur.
"Je suis fier de toi, Eva! Néanmoins, je dois te mettre en garde. Si tu dois recommencer, essaie de t'arrêter juste avant cette douleur. Et en aucun cas, n'essaie d'aller plus loin. Sauf miracle, ta vie sera écourtée. Et je ne veux pas te perdre trop tôt. Il faut que ton corps s'habitue à l'obésité qui se profile à l'horizon, si tu veux vivre au moins ta ménopause."
"Merci de vouloir que ma prise de poids se déroule dans les meilleures conditions possibles. Quand j'irai trop loin, dis-le moi."
Cette envie de compromis après les sauts de cabris au début de ce troisième rendez-vous, je comprends seulement maintenant qu'en l'espace d'une heure, Luis avait mûri. Moi, à l'époque, seulement à moitié. Juste assez pour m'accepter comme quelqu'un ayant une obsession pour ma propre graisse, mais pas pour savoir quand s'arrêter.
Les premiers mois, tout est idyllique. Je grossis vite, une séance de stuffing par semaine, le reste du temps je suis juste gourmande. Le matin devant la glace, Luis est tellement tendre avec moi que je finis par être fière de mon corps qui s'arrondit. 85, 90, 95 kilos.
J'ai à cette période de ma vie assez de concentration pour finir mon mémoire de thèse et le présenter devant le jury.
La tête que faisait mes copains thésards! Ils ont vu une femme qui avait beaucoup grossi en tailleur. J'étais fière de moi, j'étais pro et pour la première fois, je portais de la lingerie fine pour mon homme en dessous. Ces 100 kilos devaient être une fête. C'était avant.
Ma soutenance se passe bien, le jury me félicite. C'est après que vient la douche froide. L'Université a perdu des subventions, et je n'ai pas le droit de me reconvertir avant un an.
Diplômée et chômeuse. Je sors en larmes. Et pour la première fois je mens à Luis.
Je fais la fête pour mes cent kilos, comme prévu, festin ET feeding. Il me félicite pour mon diplôme, me fait l'amour comme un fou. La douleur au ventre est horrible. Il me fait l'amour comme un fou, parce que j'ai réussi à la masquer.
Il croit que je suis forte mentalement, que je suis un mélange entre une championne de gloutonnerie et une sumo. En gros, un être irréel. Mais graduellement, il commence à se douter de quelque chose.
Je ne parle pas de ma prochaine affectation, je mets ça sur le compte de la paperasse. Le jour de mes 120 kilos, des vergetures apparaissent d'un coup, sur tout le ventre, qui maintenant est une panse. Une panse qui ne fera que grossir jusqu'au jour où je vous parle. Luis m'explique ce que c'est, leur caractère indélébile. Je lui réponds que je ne suis pas débile, que je sais ce que je fais. Il ne m'en tient pas rigueur. Le mois dernier, il m'a expliqué que ce soir là, j'avais franchi la ligne jaune. Il s'apprêtait mentalement à me demander bientôt d'arrêter. J'étais encore active.
Je suis au contraire curieuse de voir si je peux en avoir plus, de ces jolies rayures rouges. Me faire péter la panse pour ne pas avoir à réfléchir à ma reconversion. Un jour, il ne revient pas à la maison le soir. Un mot, "prends formation de cuisinier, serai là les week-ends, fais pas de bêtises, Luis."
J'utilise la moitié du reliquat de ma bourse d'études, que je dépense en une fois. Un an de nourriture, des sucreries, des dizaines de litres de lait, du fromage, du lard, même du gainshake. J'invente un système que je planque à la cave (nous habitons au rez-de-chaussée de la résidence pour doctorants, disponible un an par dédommagement pour ne pas m'offir de débouchés. Cela leur coûte moins cher paraît-il, drôle de calcul.), une machine à gaver. Je suis épuisée, anormalement épuisée à la monter. La machine reproduit les sensations que j'ai éprouvées le premier soir, mais en plus violent.
Je suis seule, je hurle la douleur provoquée par les ballonnements, et j'aime ça, plus de doute, je suis masochiste, une feedee extrême.
Une semaine, le premier weekend, il fait la cuisine, sa cuisine est une tuerie, mais ne me remplit pas.
La deuxième semaine, je fais mon premier all-day-stuffing. Le but, rester gavée du matin au soir. J'y arrive, je suis prête à éclater, degoulinante de sueur, écarlate, le souffle court et les ballonnements sont atroces. Je ne remonte que brièvement le lendemain, j'ai un peu de mal à monter les escaliers. J'ai pris dix kilos d'un coup, c'est monstrueux, je trouve cela génial, je deviens folle sans l'admettre.J'ai plus de vergetures, je redescends d'un pas pesant et je recommence.
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 10:21

Ce manège continue quelques semaines. Jusqu'au jour où je vais trop loin de mon point de vue.
J'ai descendu la balance à la cave. Heureusement que Luis avait choisi une balance fabriquée aux Etats-Unis, prévue pour pouvoir précisément peser mes consoeurs et confrères gloutons de l'extrême.
La machine est restée allumée pendant 48 heures d'affilée. Mon stock d'un an de nourriture d'engraissement n'aura tenu qu'un mois, dont la moitié ce samedi et ce dimanche de tous les dangers.
Le dimanche matin, je fais un large sourire en constatant que je me suis endormie le tuyau dans la bouche. Je n'ose imaginer ce qui se serait passé si j'avais attrapé une infection ORL dans cette cave.
Luis avait eu des problèmes pour revenir ce weekend là, il avait neigé et n'avait pas pu parcourir les trente kilomètres séparant le centre de formation de notre appartement. Et moi, je ne pensais plus à lui que comme un obstacle entre la bouffe et moi. J'étais euphorique à l'idée de pouvoir me gaver sans limite pendant une semaine complète. Ce n'est que le dimanche soir que les choses se gâtent. Je commence par délirer, ma vue transforme toute la pièce, sauf la balance, en nourriture. Je ne me perçois plus comme humaine, mais comme une truie. Il est vrai que je n'arrive plus à penser avec des mots. Mon ventre dépasse mes genoux, et ce sont les douleurs réprimées qui me font délirer. Dans un dernier sursaut d'esprit, mes doigts gros comme des saucisses de Morteau arrêtent la machine. Le tuyau desserre son étreinte mortelle, je manque de m'etouffer, mes yeux se ferment. Je suis en train de faire ce que les Américains appellent un food coma, à ceci près que pour moi, ce n'est pas une exagération.
Le lundi matin, Luis me cherche. Il est inquiet depuis que j'ai arrêté les choux Romanesco. Je l'avais envoyé balader lorsqu'il me l'avait mentionné, la dernière conversation avec lui. Le dimanche avant cette semaine funeste, il ne m'avait pas fait l'amour. Je le croyais tétanisé par ma sublime beauté, il voulait en fait me disputer mais n'en trouvait pas le courage. Pas seulement de surmener mon corps, mais de lui mentir au point que ma personnalité s'en était presque dédoublée.
D'après ce qu'il m'en a dit, une fois qu'il est descendu à la cave, il en était d'abord à la fois furieux et saisi d'une pulsion sexuelle coupable.
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 10:33

Tes histoires sont sensées exiter les autres membres, ne fais pas faire de malaise à l'héroïne... (soupir...)
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 17:08

mélodie a écrit:
Tes histoires sont sensées exiter les autres membres, ne fais pas faire de malaise à l'héroïne... (soupir...)

Une histoire peut être aussi nuancée...? Ah ah si dans le feedisme tout était rose... En tout cas, capeù fossilman!

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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 17:50

C'était du sarcasme, parce que du rose j'en ai pas vu une miette dans mes histoires, veux pas voir la poupette souffrir c'est tout.
Mais il écrit bien le Petit sinon.
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 18:18

Je suis revenu entre autre pour ça: pour trouver la preuve que le feedisme peut contenir du rose
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 18:24

mélodie a écrit:
Je suis revenu entre autre pour ça: pour trouver la preuve que le feedisme peut contenir du rose

Tout est dans le feedisme, puisqu'il s'agit là de l'expression de notre sexualité. La bonne question c'est: est-ce qu'il existe des gens "roses" dans le feedisme? =3 Mais bref, perso j'en doute pas.

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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 18:30

Je suis du genre "il faut le voir pour le croire" donc...
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MessageSujet: Re: La mesure de l'amour   Lun 27 Oct 2014, 23:20

Attendez de voir la fin.

Furieux, Luis l'était pour de nombreuses raisons.
Furieux, parce qu'il avait deviné que j'étais au chômage et qu'un orgueil mal placé m'avait empêché de le lui avouer.
Furieux, parce que je l'avais empêché de me venir en aide pour ce qui était un épisode dépressif sévère.
Furieux, parce que je croyais qu'il fallait absolument souffrir pour être belle, même selon nous critères.
Furieux, parce que j'étais allée trop loin en toute connaissance de cause. Franchement, je suis plus jeune que lui, mais j'étais majeure quand nous nous sommes rencontrés.
Furieux, parce que dans ma frénésie alimentaire, je le trompais avec la bouffe.
Furieux, parce que je finissais par perdre mon humanité à force de ne pas écouter l'homme de ma vie.
Furieux, parce qu'en mourrant, je me serais suicidée en son absence.
Furieux, parce que je n'avais pas déduit que l'amour faisait partie des très rares choses qui ne pourront jamais se mesurer. En tous cas pas de façon simple.
Mais en même temps excité comme une puce. Il estimait mon poids à environ deux cents kilogrammes. J'avais grossi si vite que j'avais permis la formation de vergetures dans presque toutes les zones de tension du corps: épaules, creux des bras, poitrine, panse, mont de Vénus, poignées d'amour, dos, fesses, cuisses et derrière les genoux.
Par contre, étonnamment, presque pas de cellulite, pas plus qu'avant notre rencontre.
Excité, parce que pour qu'il puisse voir tout cela, il me voyait nue, presque trop grosse pour m'habiller, même en grandes tailles. Et même si j'avais pu, j'avais tellement de fierté à exhiber cet énorme corps que j'en étais devenue nudiste. En tous cas, en intérieur. Je ne voulais pas de procès, le seul verrou de normalité qui n'a jamais sauté.
Coupable mon homme se sentait-il enfin, parce qu'il aimait un corps à l'agonie, par un trop plein d'enthousiasme empoisonné par la déception et un manque d'estime de soi de ma part, qui s'était replié là où je m'y attendais le moins.
Ce qui lui a évité la prison, ce qui m'a sauvée, c'est l'espérance indéfectible de Luis en la vie de sa chère et tendre. Il m'adressait des mots d'amour, les premières choses que j'ai pu entendre à nouveau, quand mon pronostic vital s'améliora peu à peu, jusqu'au moment où je vis son visage. Ses yeux avaient acquis une lueur grave, mélange de sérieux et de sérénité, c'était la seule chose qui le distinguait du Luis de l'escalier de nos débuts. Et incorrigible romantique que j'étais en fin de compte, je le trouvais encore plus craquant.
"Je t'ai apporté à manger."
Une chose alors inconcevable une semaine auparavant se produisit. Je n'avais pas faim. La seule vue de la nourriture m'aurait fait vomir. Ou si j'avais perdu ce réflexe dans "l'accident", Luis aurait été coupable de meurtre par indigestion, il est vrai en portant le coup de grâce, ou devrais-je dire le coup de graisse. Je fais de l'humour caustique depuis ce jour, une séquelle de ma fuite en avant. Je ne peux plus rien avaler sauf peut-être...du chou Romanesco! Le signe même de ma guérison sur le plan psychologique. Ou en tous cas du début de cette guérison. Et effectivement, cette inflorescence qui se mange, c'est ce qu'il m'apporte. Il fait l'Economie d'un bouquet, le coquin! Il m'en donne un petit morceau, je l'avale avec difficulté, et je rote ensuite si fort que si j'étais portée sur l'hyperbole, je dirais que cela avait fait trembler ma chambre d'hôpital. Et à la place de cet air incroyablement vicié qui sort de mes entrailles surmenées, l'air parfumé à l'éther du CHU me semble celui des Alpes.
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